jeudi 23 septembre 2010

Un journal d'itinérance

Je voudrais faire de ce blog un espace de rétrospective et d'analyse. J'ai passé les vingt cinq dernières années de ma vie en Bolivie, où j'ai vécu des expériences très importantes, uniques. Je suis aujourd'hui revenu en Europe, pour une pause, une sorte d'entracte. Je n'espère pas vraiment être lue, mais choisir un instrument comme le blog m'oblige a une certaine continuité et une certaine rigueur aussi, au cas où...

Le Journal d'itinérance proposé par René Barbier est un instrument de recherche. Comme beaucoup d'anthropologue, sans doute en raison d'une méthodologie très participative et interprétative, tout moment, tout lieu, tout vécu est une expérience où la personnel et le professionnel ne se différencient plus. Le Journal d'itinérance a ceci de fantastique qu'il permet d'articuler, et de réflechir aussi sur les influences réciproques et les interactions entre le chercheur et l'être humain qu'il est.

Je suis cependant extrêmement critique face au travail anthropologique qui consiste à enregistrer des moments de la vie d'une personne, sans que vraiment elle sache à quelle entreprise elle participe. En réalité, je n'ai jamais aimé ce forcing, ces questions posées pour obtenir une donnée. Je préferais, sans aucun doute, les moments de partage sans registre, des moments vécus ensemble.
Dans ces pages, je tenterai de réflechir sur plusieurs sujets ou moments vécus. J'arrive d'un pays qui alimente l'imaginaire occidental depuis longtemps. Les indiens, les Incas, les paysages andins, puis plus récemment un "révolution" au visage indien. Qui ne ressent une certaine sympathie en Europe pour  la "révolution" d'Evo Morales?  Qui ne comprend ce processus comme un espoir pour le monde entier?

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